En bref. Non répond Vinted. Depuis plusieurs jours, des publications virales accusent certaines annonces Vinted d’être liées à du trafic d’enfants. Ces publications s'appuient notamment sur des annonces affichant des mentions telles que « 1 mois », « 7 ans » ou « 140 cm », associées à des prix pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Dans un communiqué diffusé sur Instagram, la plateforme explique, ce mercredi 24 juin, avoir mené une enquête interne et indique n’avoir trouvé « aucun élément » permettant d’établir un lien avec de tels faits. Vinted indique qu'une enquête de Mimikama, un organisme autrichien de fact-checking indépendant, est arrivée à la même conclusion.

Selon l'Humanité et le Journal des Femmes, ces signalements ont conduit la police nationale à saisir la plateforme de signalement Pharos. La Haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, a également indiqué avoir saisi la justice, Pharos et l'Arcom « par principe de précaution ».
Pour Vinted, certaines annonces pointées du doigt concernaient en réalité des jouets de collection. Les mentions comme « 7 ans », « 10 ans » ou « 140 cm » faisaient référence à l'âge ou à la taille recommandés pour l'utilisation du produit, et non à un enfant. Vinted indique également que certaines annonces auraient été créées volontairement pour faire réagir les internautes et alimenter la diffusion de la rumeur.
En 2020 puis à plusieurs reprises depuis, des publications virales ont prétendu que des annonces de meubles, d'armoires ou d'objets très chers sur des plateformes comme Wayfair ou Vinted cachaient en réalité du trafic d'enfants. Ces accusations, souvent associées à la mouvance complotiste QAnon, ont fait l'objet de plusieurs enquêtes et opérations de fact-checking sans qu'aucune preuve ne soit apportée à ce jour.
Les vérifications annoncées par les autorités françaises sont toujours en cours.



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